L’automne est déjà bien entamé et le froid va commencer à arriver.
Il est donc grand temps de faire le point sur l’état de notre toit avant qu’il ne soit trop tard pour intervenir.

Nous avons rencontré Monsieur Jacques FRADIN, PDG associé de la société de couverture zinguerie J3F à Fraisses (dans le 42) afin de glaner quelques conseils.

Bonjour, une question toute bête pour commencer : quelle est l’utilité d’une gouttière ?
Quand il pleut beaucoup l’eau ruisselle comme une cascade et gicle sur les personnes en dessous mais aussi sur les façades en les salissant.
Pour éviter ce genre de désagrément et devoir refaire son crépi régulièrement, on récupère l’eau à la source pour la canaliser et l’évacuer.

On entend souvent parler de gouttière, chéneaux et descente, quelle est la différence ?
Il est vrai que les néophytes ont tendance à tout nommer « gouttière » mais dans le milieu professionnel il est important d’avoir le vocabulaire adapté pour une meilleure compréhension.
Tout d’abord, une gouttière est un « demi-tuyau » suspendu dans le vide sous la toiture en position horizontale : elle récupère directement l’eau de pluie qui ruisselle du toit et la canalise vers l’entrée de la descente qui est un tuyau vertical descendant le long de la façade et évacuant l’eau.
Un chéneau est plus répandu dans les régions où la neige et la pluie sont plus importantes comme en Bretagne par exemple : l’évacuation s’apparentant à une gouttière n’est pas suspendue mais posée directement sur le toit ou posée sous le toit sur une sorte de corniche comme à Paris.
Il est souvent de forme carré plutôt qu’en demi-cercle et permet de supporter plus de poids.

Quelles sont les gouttières que l’on peut trouver dans le commerce?
Il existe tout d’abord les gouttières en PVC.
Ces dernières sont les plus économiques et de bonne matière, cela reste cependant du PVC qui ne résiste pas aux UV sur une décennie entière.
La gouttière en acier galvanisé est quasi équivalente en matière de qualité : elle est recouverte d’une fine couche de cuivre l’empêchant de rouiller mais qui se volatilise lors d’une soudure.
Les gouttières en aluminium offrent une grande diversité de formes et de couleur mais nous ne les posons pas car elles sont sujettes à plus de fuites au niveau des angles étant donné qu’elles ne se soudent pas comme les autres.
Les meilleures sont celles en cuivre puis en zinc, ce sont les mieux résistantes dans le temps et forcément les plus onéreuses.

A quelle fréquence faut-il nettoyer ses gouttières et descentes ?

Cela dépend de l’environnement.
Il faut le faire environ tous les trois mois à une fois par an selon les arbres présents autour et donc la quantité de feuilles qui tombent sur le toit.
Vous pouvez placer des crapaudines et des grillages protège chéneaux mais il est impératif de les nettoyer régulièrement car l’eau doit quand même filtrer à travers les feuilles pour ne pas déborder de la gouttière.
Il faut également éviter que la gouttière soit trop chargée en période hivernale car, en cas de gel, cette dernière devient très lourde et fini par casser.
Cela nous apporte du travail mais c’est beaucoup moins agréable pour les clients qui se retrouvent bien ennuyés.

Est-il utile de placer des bandes de cuivre et sur quelle surface ?
Oui, le cuivre est un matériau naturel et écologique qui permet d’éviter le traitement plus radical de l’anti mousse.
N’oubliez pas cependant que « trop de cuivre tue le cuivre » : il suffit de placer une longue bande au niveau du faitage du toit, pas besoin de couvrir tout le toit.
L’eau ruisselle sur la bande et se charge en oxyde de cuivre qui a la particularité de lutter contre la mousse et les parasites sur une longue durée.
Il est préférable de faire un traitement préventif pour que la mousse ne pousse pas.
Il faut la gratter dès qu’elle commence à apparaitre car si elle s’installe dans la tuile et la creuse, une fois enlevée il reste une fissure et l’étanchéité n’est plus optimale.

Quelle est la période idéale pour faire vérifier son toit avant l’hiver ?
Il ne faut pas oublier que les demandes sont nombreuses sur la fin de l’année, justement parce que les gens veulent être surs que leur toit passera l’hiver.
Il est donc nécessaire de commencer à prendre contact avec un professionnel fin septembre/début octobre pour avoir le temps de faire un diagnostic complet et de mettre un traitement éventuel en place.

S.V

 

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Commentaire
  1. Rien de tel que le froid pour faire perdre de leur efficacité aux batteries de nos voitures . Or c’est justement quand les températures baissent qu’elles sont le plus fortement sollicitées. Un hiver sans tracas passe donc impérativement par une batterie en bonne santé.

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