Les camions d'outillage Shopix en été.

Découvrez  le quotidien de nos vendeurs par temps de canicule, la vente ambulante ne faisant pas de pause même en plein cœur de l’été.

En effet, il y a deux semaines nous évoquions l’importance de la vente ambulante et nous vous confirmons que cette dernière ne prend pas de vacances. Nos camions magasins ne rentrent pas « au bercail » l’été mais se relaient sur les routes pour assurer le lien avec les différents villages de France.

Nous avons donc rencontré notre vendeur qui dessert le Gard, l’Ardèche, la Haute Loire et le Cher et voici ses remarques sur le déroulement de sa journée.

« En général, ma journée commence à 7h (6h30 pour certains vendeurs lève-tôt) pour commencer à vendre à 8h jusqu’à 12h.
Puis je remballe toute ma marchandise, charge le camion et prend la route pour la commune de l’après-midi.
Je préfère d’abord me rendre là-bas avant de manger ensuite tranquillement mon casse-croute ; on ne sait jamais si je rencontre un problème ou une panne, j’aurais alors le temps d’anticiper avant la prochaine ouverture.
Puis vient le temps de la pause bien méritée avant le marathon de l’après-midi (parfois deux communes sont desservies en quelques heures) : sieste, lecture, promenade dans les alentours, un café dans le bar du village, nettoyage du camion…
Chaque vendeur a ses petites habitudes et est autonome pour gérer sa journée. Je rouvre ensuite à 15h jusqu’au soir et je repars vers la commune prévue le lendemain pour passer la nuit là-bas. L’avantage est que le plus souvent nous sommes connus et attendus car nous essayons de faire toujours les mêmes tournées donc on connait bien nos clients et les restaurants et relais routiers du coin. »

Concernant les fortes chaleurs de juillet :

« Ces dernières semaines ont été particulièrement difficiles avec la canicule car nos camions ne disposent pas actuellement de climatiseur ou de petit réfrigérateur et on ne peut pas brancher une glacière électrique sous peine de décharger la batterie.
Entre le toit en tôle et la chaleur du moteur, il fait très vite chaud d’autant que la nuit il n’y a même pas d’air pour rafraichir et les emplacements la journée sont le plus souvent en plein soleil. On ne peut compter que sur le brumisateur et se mettre au frais dans une brasserie lors de la pause. Le thermomètre affichait 38°C à l’ombre et il a même explosé un jour en plein soleil en atteignant 50°C !
Mais bon la région reste sympathique et à part cette période de canicule peu importe à quelle saison je viens. D’autres vendeurs préfèrent l’hiver car avec un chauffage et une bonne couette on gère plus facilement les écarts de température même si les journées sont moins lumineuses et que la nuit tombe vite. C’est moins déprimant au printemps ou en automne quand nous avons de belles journées.
Pour le moment la saison se déroule bien même si cela aurait pu être mieux. Par 25°C les gens sortent de chez eux pour prendre l’air et on envie de profiter du soleil, de jardiner, ils viennent donc faire leurs achats à n’importe quelle heure.
Ce mois de juillet entre le Tour de France et la forte chaleur, ils venaient nombreux le matin et en fin d’après-midi mais très peu de personnes étaient présentes entre 10h et 17h. Quant aux moustiques, je n’en souffre pas, nos barrages à insectes fonctionnent très bien 😉 »

Concernant les aléas du métier :

« Lorsque nous prévoyons de faire une commune, nos catalogues sont distribués plusieurs jours avant pour indiquer le lieu exact dans la ville et les horaires donnés par la mairie. Cependant parfois cette dernière se rend compte seulement la veille ou le jour même qu’il y a des travaux, une brocante ou une foire foraine à l’emplacement prévu….
Lors d’un tel oubli les services municipaux sont censés nous trouver un autre emplacement et mettre en place des affiches pour prévenir les clients du changement de lieu. On informe aussi immédiatement le Service Clients et on met une alerte sur nos réseaux sociaux. Mais cela nous retarde et les clients ont parfois du mal à nous trouver : ils sont donc déjà agacés ou impatients quand ils arrivent au camion et c’est dommage car ce n’est pas de notre faute. Il ne faut pas non plus qu’il y ait trop de monde sur la place ou que les places de parking soient trop éloignées car les clients veulent que ce soit le plus pratique possible pour venir au camion. »

Enfin, concernant le fait d’être toujours sur les routes :

« Certes cela représente beaucoup de trajets mais c’est intéressant car les ventes diffèrent selon les régions : par exemple on vend plus de piscines ou d’anti moustiques dans le Gard que dans le Cher.
Il ne faut pas craindre la solitude car le soir on se retrouve souvent seul, dans un village isolé. Il faut être autonome : gérer ses prises de rendez-vous chez le médecin, gérer les pannes de camion…
D’un autre côté, il faut aimer le contact et être très dynamique car c’est la course toute la journée : il faut gérer les relations avec le placier, gérer les clients en période d’affluence, manger dans les restaurants, trouver sa route… On fait parfois de belles rencontres. Dans tous les cas, ce travail demande un bon mental et une bonne santé physique. »

Alors, des amateurs ?

S.V

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