Aujourd’hui notre billet sera un peu plus long que d’habitude car nous voulions vous parler d’un évènement qui nous tient à cœur en tant que stéphanois : la mythique course de nuit Sainté-Lyon qui commence demain.

Chez Shopix, nous sommes fiers d’avoir un trio de grands sportifs dans l’entreprise qui y participe cette année : Laurent, Ludwig et Eric.
Il nous semblait donc important de laisser notre collègue Eric vous présenter cette course.

Fonctionnement de la course

«Il y a trois courses possibles : la Sainté-Lyon de 72 kms à laquelle notre trio est inscrit, la Sainté Express de 44 kms et la Sainté Sprint de 22 kms.
Il est possible de faire la course en solo, à 2,3 ou 4.
Avec les gars nous avons choisi de participer en équipe : il s’agit donc d’un relais sur la totalité du parcours de 72 kms dont 1800 mètres de dénivelé (le coût de l’inscription pour l’équipe a été de 140 euros).
Chacun court à son rythme, la moyenne étant à 10h pour le parcours total et le meilleur coureur l’année dernière ayant fait 5h16min.
Il fallait s’inscrire tôt pour cette course mythique qui compte 14 000 participants cette année.
Vu le nombre important de coureurs, les départs se feront en différentes salves à partir de minuit avec en premier lieu les groupes les plus expérimentés.
Le plus sportif de nous partira en premier car il doit faire 28 kms alors que les deux autres feront 22 kms chacun.
L’ordre de notre équipe a été changé récemment car je me suis blessé à la cheville : je ferais donc la dernière partie du parcours qui est un peu plus facile.
À partir de 13h aujourd’hui nous pourrons récupérer nos dossards à Lyon.
Ensuite le départ se fera demain de St Etienne pour le premier coureur, de St Etienne également pour le deuxième qui prendra une navette jusqu’à Sainte Catherine et moi je me rendrais par mes propres moyens à Soucieu en Jarrest ».

La tenue nécessaire

« Le plus souvent la course se passe sous la neige et il faut donc le prendre en compte même si cette année le climat est plus doux.
Les organisateurs imposent d’avoir un sac avec une réserve d’eau (minimum 500ml) et une couverture de survie.
Ils conseillent également de prendre des barres ou des gels énergétiques pour des effets coups de boost.
Bonnet, gants et lampe frontale sont bien sûr indispensables ainsi que des bonnes chaussures de course.
Je porterais aussi un collant thermique, un T-Shirt manches longues évacuant la transpiration avec un coupe-vent par-dessus et mon baladeur de musique ».

Pourquoi un tel engouement ?

« Cette course est la doyenne de toutes les courses françaises (1951) et tout bon trailer la tente un jour.
La nuit ce ne sont pas du tout les mêmes sensations du terrain, la même visibilité ni les mêmes bruits.
L’ambiance est unique car on est entouré de vrais passionnés et des supporters sont même présents le long de la route en pleine nuit.
C’est une sorte de Tour de France car c’est devenu une véritable institution avec des gros sponsors qui gèrent l’organisation.
Le départ est impressionnant à voir : une multitude de lampes frontales qui s’élancent dans la nuit.
Selon ceux qui l’ont déjà fait, on part de St Etienne et on arrive sur Lyon en passant par les Monts du Lyonnais : on a donc une vue plongeante sur la ville à couper le souffle.
La réputation de la course est telle que l’on est prêt à braver le froid et la neige.
Personnellement, c’est la première fois que je la fais et j’ai hâte de relever ce défi : c’est une véritable aventure humaine et un dépassement de soi que l’on recherche quand on y participe ».

La préparation physique

« Notre équipe a l’habitude de se voir le week-end pour aller courir ensemble et a donc une bonne endurance.
Selon moi, il est nécessaire de faire minimum 3 sorties par semaine : par exemple deux petites de 12 kms et une gde de 20 kms.
Il n’y a pas de technique de respiration particulière, chacun le gère à sa façon.
Par contre, pour la course, il y a la technique des fractionnés : on choisit par exemple une côte pas trop pentue qu’on sait monter en un temps donné et on se fixe un objectif.
Par exemple, la monter une vingtaine de fois en essayant de rester le plus régulier possible sur son temps.
Le but est de gagner de la force en montée car parfois certains coureurs sont obligés de marcher pour éviter de tout donner et pour pouvoir finir la course.
Je fais aussi attention à mon alimentation : j’évite de prendre des produits laitiers de vache car je suis sujet aux tendinites et j’évite de manger les produits trop sucrés comme les sodas.
La veille de la course je prendrais un repas avec des sucres lents (des pâtes) et le matin un bon petit déjeuner mais pas trop copieux.
Il faut que l’organisme l’ait assimilé et digéré au moment de la course pour éviter qu’il gaspille son énergie là-dedans plutôt que dans la course.
Un marathonien qui court sur du bitume aura tendance à faire de grandes foulées alors qu’un trailer habitué aux petits chemins aura une foulée beaucoup plus courte.
En effet, il y a souvent des obstacles comme des racines d’arbres, des trous… et une petite foulée permet de ne pas mettre tout son poids sur le même pied et donc d’avoir moins de risque d’être déséquilibré si on tombe sur un obstacle».

On salue donc le courage de notre trio et espérons qu’ils feront un beau parcours.
Ce qui est certain c’est qu’ils en garderont des souvenirs inoubliables…

S.V

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